Salon International du Livre Rare & de l'Autographe
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Association de bibliophiles Les Cent Une

 

Société de femmes bibliophiles



« Et il n’y a pas de femmes ? »

 

L’association de bibliophiles « Les Cent Une » fut créée en 1926 par la princesse Schakowskoy, suite à une conversation avec un membre de la Société des Cent (ancienne société de bibliophiles). Lors d’un dîner, la princesse demanda si des femmes étaient membres de ladite compagnie. « Le regard de son interlocuteur en disait long sur son opinion de l’intelligence des femmes. Un peu froissée, la princesse déclara qu’elle fonderait une société de femmes bibliophiles. Le monsieur répondit qu’il doutait qu’elle trouvât beaucoup de femmes intéressées par les beaux livres. « J’en trouverai non cent mais cent une » lança-t-elle. Et elle le fit. »
 

C’est ainsi que l’histoire est racontée dans les archives des Cent Une et elle reflète bien l’état d’esprit dans lequel naquit cette nouvelle société de bibliophilie, exclusivement féminine. Le nom de Cent Une fut aussitôt adopté, le chiffre « un » offrant en outre le privilège d’avoir un féminin ! Le nombre de sociétaires ne dépassera jamais les cent une, et depuis plusieurs années, la compagnie est au complet. Jean Cocteau vante sa « noblesse d’âme », et c’est Démétrios Galanis qui dessine et grave l’ex-libris de la société en 1926, depuis lors utilisé. Les Cent Une sont aujourd’hui présidées par Catherine de Vasselot de Régné.
 

Depuis lors, l’activité n’a jamais cessé. Une fois tous les deux ans, les Cent Une éditent pour leurs 101 sociétaires un beau livre illustré par un artiste contemporain. Au cours de son histoire, la Société et ses présidentes ont toujours porté une grande attention à la qualité des illustrateurs sollicités, et perpétuent cette tradition de qualité et d’excellence du livre illustré de bibliophilie. Au cours de leurs quatre-vingt-treize années d’existence, quarante-huit livres ont vu le jour : alliance d’un texte inédit, d’illustrations d’un artiste contemporain et d’une réalisation sans faille grâce aux métiers du livre (papetiers, taille-douciers, typographes), qu’elles soutiennent dans leur travail.
 

Parmi ses publications figurent notamment Suzanne et le Pacifique de Jean Giraudoux illustré par J.E. Laboureur (1927), Alexis ou le traité du vain combat de Marguerite Yourcenar illustré par Dali (1971), et Adriana Mater édition originale du livret d’opéra d’Amin Maalouf illustré par Miguel Condé (2006), et son « dernier né », La Maison du Lys de France de Gérard Manset, illustré par François Schuiten. Après plus de 90 ans, les Cent Une forment une des plus anciennes associations de bibliophiles en France, avec les Bibliophiles françois (1820) et les Amis du livre contemporain (1903), la seule exclusivement féminine.
 

La société a été mise à l’honneur lors de deux expositions : l’une organisé en 2011 par la bibliothèque du château de Chantilly, Femmes bibliophiles, de Catherine de Médicis à la duchesse d’Aumale, et une très belle exposition rétrospective à la mairie du VIe arrondissement, qui a permis de présenter quasi toutes les éditions de la Compagnie


www.lescentune.com




 

Ex-libris des Cent Une, par Galanis © Cent Une



La Maison du Lys de France, de Gérard Manset, illustré par François Schuiten, 2017 © Cent Une




De quoi parlent les chimpanzés, Boris Cyrulnik, Illustré par Antoine Poupel, 2015 © Cent Une



Adriana Mater, opéra d’Amin Maalouf, illustré par Miguel Condé, 2005 © Cent Une



Le Cheval, Tolstoï, illustré par Boris de Schloezer, 1982 © Cent Une