Salon International du Livre Rare & de l'Autographe
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Programme


Le Salon International du Livre Rare & de l'Autographe
a été honoré d'accueillir pour sa XXVIIIe édition le Fonds patrimonial Jeunesse Heure Joyeuse




INVITÉ D’HONNEUR



Fonds Patrimonial Jeunesse Heure Joyeuse - Stand C21, Nef ouest

Inaugurée en 1924, la bibliothèque l’Heure Joyeuse fut la première bibliothèque consacrée à la jeunesse en France. Elle a constitué, au fil des décennies, un très riche ensemble de livres pour enfants du 16e siècle à nos jours. Le fonds patrimonial a reçu au fil des années des dons importants provenant notamment d’éditeurs, comme Rageot et François Ruy-Vidal, ou de chercheurs et bibliophiles, comme Jean Glénisson.
 
© François Grunberg / DICOM

Le fonds patrimonial Heure Joyeuse se compose aujourd’hui de plus de 80 000 livres, dessins originaux, livres d’artistes et archives, il a rejoint la médiathèque Françoise Sagan lors de son ouverture en mai 2015. Consultable sur place, il dispose d’une salle spécifique, ainsi que d’un fonds de référence spécialisé sur la littérature pour l’enfance et la jeunesse en prêt, accessible à tous. La médiathèque Françoise Sagan fait partie du réseau des bibliothèques de la Ville de Paris, soit 58 bibliothèques de prêt et 16 bibliothèques patrimoniales et spécialisées, représentant ainsi le réseau des bibliothèques le plus important de France.
 
Les axes forts qui structurent le fonds patrimonial Heure Joyeuse seront mis à l’honneur au Grand Palais à travers des abécédaires, livres en tissu, livres à système, livres d’artistes, de coloriage, albums soviétiques, sans oublier un focus sur les ouvrages numérisés. Des visites guidées, des cartes blanches et des rencontres autour des livres seront proposées.
 
www.paris.fr/bibliotheques
 

©Gallica.bnf.fr / Fonds Heure Joyeuse



 




EXPOSITIONS / ANIMATIONS





SÉANCES DE DÉDICACES EN PRÉSENCE D’ILLUSTRATEURS DE LIVRES D’ENFANTS

SAMEDI 23 AVRIL
Stand D21, nef ouest


de 14h à 16h :
Henri GALERON et Philippe HUGER
sous l’égide des éditions des Grandes Personnes
 

Henri GALERON
Philippe HUGER


de 17h30 à 18h30 :
Jacqueline DUHÊME et Georges LEMOINE
sous l’égide des éditions Gallimard

Jacqueline DUHÊME
Georges LEMOINE
 


LE DEPARTEMENT DES ESTAMPES ET DE LA PHOTOGRAPHIE DE LA BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE AU SALON INTERNATIONAL DU LIVRE RARE, DE L'AUTOGRAPHE, DE L'ESTAMPE & DU DESSIN - Stand K8, Nef nord




Christophe Jegher d’après Pierre-Paul Rubens (1577-1640). Jésus et saint Jean. Gravure sur bois, retouchée par Rubens. 

Le Département des Estampes et de la photographie a le grand plaisir de participer pour la onzième fois au Salon International du Livre rare, de l’Autographe, de l’Estampe et du Dessin. Cette manifestation incontournable offre à la Bibliothèque nationale de France la possibilité de présenter une sélection de pièces remarquables. Le temps du Salon, le public amateur et éclairé peut ainsi avoir accès à des œuvres souvent peu exposées. C’est également pour lui l’occasion d’échanger avec les responsables des collections et de s’informer sur le Département, dont les salles de lecture accueillent, tout au long de l’année, étudiants, artistes, chercheurs et passionnés d’arts graphiques. 

Le Département des Estampes et de la photographie de la BnF a rassemblé et conserve, depuis sa fondation par Colbert en 1667, une collection d’une dizaine de millions d’estampes, d’affiches et d’imagerie de leurs origines à nos jours, toutes écoles confondues. Ainsi constitué, ce fonds apparaît aujourd’hui comme l’un des plus anciens et des plus riches au monde. Il ne cesse de s’enrichir grâce aux dons et à la générosité de grands collectionneurs et mécènes et par le dépôt légal des graveurs et éditeurs, toujours en vigueur, qui permet aux œuvres des artistes contemporains de côtoyer celles des maîtres anciens. 

 

Autour de la thématique des « Enfances », choisie cette année par les organisateurs du Salon, le stand de la BnF présentera une sélection d’estampes, dessins et affiches où dialogueront des œuvres de la Renaissance à la période contemporaine. 

L’enfant dans l’art occidental est d’abord l’Enfant Jésus, le plus souvent représenté dans les bras de la Vierge, puis il devient une source d’inspiration inépuisable pour les artistes. La tendresse maternelle reste une thématique récurrente au fil des siècles. Ainsi pourra-t-on voir sur les cimaises du stand une Sainte Famille de la Renaissance, non loin d’une œuvre de Mary Cassatt. L’enfant conquiert également le genre du portrait, dans des représentations d’abord officielles puis plus intimes, comme l’Enfant entouré de fleurs d’Odilon Redon. Les scènes de la vie quotidienne se multiplient, depuis les leçons d’école d’Abraham Bosse jusqu’aux jeux enfantins de Jean-Honoré Fragonard puis de Pierre Bonnard. Si la figure de l’enfant renvoie inévitablement à la vie et à l’innocence des premiers temps, elle s’impose également dans les représentations allégoriques de la mort et du sacrifice, comme le montrera, par exemple, une vanité de Hendrick Goltzius. 
 


Abraham Bosse (1602-1676). Le Maître d’école. Vers 1638. Eau-forte, légèrement rehaussée de burin dans les ombres. 


Mary Cassatt (1844-1926). Le Baiser. 1890- 1891. Pointe-sèche et aquatinte en couleurs. 

Odilon Redon (1840-1916). Tête d’enfant avec fleurs. 1897. Lithographie, rehaussée
en couleurs, sur Chine appliqué. 
 


FONDATION LOUIS JOU - LES BAUX DE PROVENCE

Détail de la reliure d’un exemplaire du Retour de l’enfant prodigue d’André Gide, 1919.
L’Hôtel Jean de Brion aux Baux de Provence, siège de la Fondation Louis Jou

2016 est une année clé. C’est le moment de rendre hommage à ceux et à celles qui ont fait vivre ces 40 dernières années la Fondation, bénévoles, conservateurs, enseignants, typographes et bien sûr mécènes. Une œuvre de transmission réussie à la mesure du magnétisme que ce Catalan a exercé sur ses contemporains. C’est aussi le moment de passer le flambeau à une nouvelle génération autour d’un projet phare : la restauration de l’Hôtel Jean de Brion.  Reconstruit de ses mains par Louis Jou, et à ce titre véritable œuvre en trois dimension, cet immeuble classé monument historique situé au cœur des Baux est l’écrin des créations, des collections, en un mot du goût d’un immense artiste, véritable volcan créatif.
 
Cette exposition est l’occasion d’appréhender ce qui fait la spécificité de l’œuvre de Jou, la recherche d’une cohérence maximum entre les différentes parties prenantes du livre, totalement maitrisées depuis la typographie, en passant par la composition et bien sûr la gravure. C’est aussi l’occasion de revenir sur ses jeunes années, ou sur ses amitiés artistiques et littéraires dont la principale fut celle qui le lia à André Suarès. Enfin le livre n’est pas le seul moyen d’expression de Louis Jou qui sut embrasser de multiples arts, de la peinture à la céramique, de la musique à l’architecture.
Le retour de Louis Jou à Paris se fait au Grand Palais, par la grâce du Syndicat de la librairie ancienne et moderne et la mise à disposition d’un espace d’exposition au sein du Salon du Livre Ancien. C’est un magnifique symbole et une formidable opportunité ainsi offerts à la Fondation Louis Jou. Forte de 40 années d’activité, reconnue d’utilité publique et d’intérêt général, elle doit élargir son audience au-delà des Baux de Provence. Montrer les témoignages artistiques et littéraires d’une œuvre intemporelle, presque immortelle, mieux faire connaître un patrimoine culturel unique en son genre, c’est l’aider à contribuer pleinement à sa mission de transmission à un moment tout à fait charnière de son histoire.
 
 
Stand I11, Nef sud
 
La Fondation Louis Jou
Grand rue Frédéric Mistral
13520 Les Baux de Provence
contact@fondationlouisjou.org
www.fondationlouisjou.org
 


LES VILLAGES DU LIVRE EN FRANCE - Stand i13, Nef sud









 


 

De l’utopie à la renommée : les villages du livre en France

Aujourd’hui groupés en Fédération, ce sont huit villages, villes ou cités du Livre, destinations de tourisme culturel, qui unissent leurs forces et leurs actions pour promouvoir le livre ancien et d’occasion au sein de ces communes d’exception et offrir ainsi une alternative à la désertification rurale grâce à une économie locale qui aujourd’hui a fait ses preuves. Ce tissu économique, social et culturel, discret mais ambitieux, réunit plus de 90 librairies-bouquineries, des artisans du livre, des artistes, qui tous ont en commun la passion du livre et de la lecture, la quête d’aventure et de nature, imaginant et créant leur espace de vie et de travail des plus classiques aux plus inventifs. C’est une véritable bouffée d’oxygène que ces nouveaux habitants amènent, les bras et les cartons chargés de livres,  dans les campagnes françaises, pour le plus grand plaisir des autochtones, des touristes, des curieux et des amateurs.


Gens de lettres ou de caractères, ils sont l’expression de la compétence, de la disponibilité, de l’attention. L’instrument de leurs contraintes est la patience. Ils sont des artisans du lien, des passeurs de mots, de phrases et d’idées, ils veillent au sort des livres, les plaçant entre de bonnes mains, attentionnées et bienveillantes. Dans les allées, les travées et les recoins de librairies éparpillées dans les ruelles et sur les places des villages de France, une foule bigarrée et peu bruyante de lents visiteurs écume ainsi, jour aprés jour tout au long de l’année, ce fonds gigantesque de près de 2 millions de livres anciens, manuscrits, correspondances, registres, journaux, tracts, plaquettes, gravures, photographies, partitions... répartis au sein des Villages du Livre. Et chacun repart, en jubilant, chargé de son butin de trouvailles – de tous les pays, de tous les âges, dans tous les formats, à tous les prix, et sur tous les domaines du savoir ou du rêve. Heureux livres, qui survivent ainsi à leurs auteurs, à leurs lecteurs, et même à leurs libraires.
 

Depuis de nombreuses années, les villages du livre organisent des salons du livre ancien, des rencontres d’auteurs, des conférences sur les métiers du livre, des tables rondes d’artistes, créateurs, artisans et professionnels du livre, des lectures et spectacles littéraires, des ateliers pédagogiques pour découvrir et pratiquer les arts et métiers du livre (typographie, imprimerie, gravure, illustration, calligraphie, enluminure, reliure, fabrication de papier), des festivals de littérature jeunesse, des expositions d’art graphique, d’éditions contemporaines et de bibliophilie... Ainsi chacun . sa manière a su créer des événements adaptés à son territoire réunissant un public fidèle, curieux et amateur. Au coeur de ses actions se trouvent les associations, animatrices des villages du livre. Leurs rôles : favoriser les rencontres entre le public, les auteurs, les oeuvres, les artisans du livre, les éditeurs, les libraires, les bibliothécaires, les lieux d’art et de littérature ; permettre l’accès . la culture pour tous par la transmission du savoir et du patrimoine écrit ; valoriser et promouvoir les métiers du livre ; apporter en milieu rural un choix de rencontres et de créations à l’instar des événement urbains, soutenir l’économie du livre, faciliter l’accès . la connaissance littéraire et à la pensée ; encourager, valoriser et diffuser la lecture et le livre notamment vers le jeune public et le grand public.
 

A l’occasion de ce prestigieux rendez-vous qu’est le Salon International du Livre rare, les ambassadeurs de ces lieux inédits seront là pour vous accueillir et vous faire découvrir leurs contrées riches d’un patrimoine remarquable et l’actualité de leurs villages.

A découvrir au stand des Villages du livre (i13 – Nef sud) : l’exposition de Lusotte et les histoires qu’on lui raconte issue du fonds de bibliophilie François Bernouard, conservé au Musée des Arts et Métiers du Livre à Montolieu.

 
 


L’ASSOCIATION CULTURELLE DES BOUQUINISTES DE PARIS - Stand E4, Nef sud




« PARIS SANS LES BOUQUINISTES NE SERAIT PLUS UNE FÊTE... »
...comme l’a si bien écrit Anna Gavalda en clin d’oeil au grand romancier Ernest Hemingway à l’occasion de sa visite au Salon 2014 dans le livre d’or du stand de l’Association Culturelle des Bouquinistes des quais de Paris.

La fête continue en 2016, pour la septième année de vie de l’association et sa quatrième présence consécutive au Salon.

Fédérant 180 des 235 bouquinistes des quais de Paris, l’association est présente une nouvelle fois au salon pour rappeler la vivacité et le dynamisme de l’activité des libraires des quais de Paris face aux crises économique et culturelle, et à la concurrence des nouvelles technologies ! Unique au monde en son genre, leur immense librairie à ciel ouvert propose toujours aux millions de visiteurs qui la fréquentent chaque année du 1er janvier au 31 décembre, dans les mille et une boîtes qui la constituent, plus de 300 000 ouvrages de tous genres et à tous les prix. Terrain de chasse de nombre de bibliophiles, et non des moindres, les quais parisiens demeurent un lieu des plus fertiles où les espoirs les plus fous de découvertes sont permis.

Ces descendants des colporteurs ambulants de l’ancien régime, au périmètre géographique considérablement accru par les travaux d’aménagements des quais parisiens au Premier Empire et dont le Second Empire reconnaîtra et réglementera le métier tel qu’ils l’exercent aujourd’hui encore à quelques détails près, sont fiers de vous accueillir une nouvelle fois sur leur stand pour vous parler de leur beau métier.

Certes, ce dernier a un peu changé depuis Savary et la définition qu’il donnait du « Bouquiniste », la première connue imprimée du terme, dans l’édition de 1725 de son dictionnaire : « Pauvres libraires qui n’ayant pas le moyen de tenir boutique, ni de vendre du neuf, estaloyent de vieux livres sur le Pont-Neuf, le long des quais et en quelques autres endroits de la ville... » . Ils sont aujourd’hui 80 femmes et 145 hommes de tous les âges à exercer au bord de la Seine, répartis pour un tiers d’entre eux sur la rive droite, entre le musée du Louvre et le pont Marie, et pour les deux autres tiers sur la rive gauche, de la rue du Bac à l’Institut du monde arabe.

Quand à leurs boîtes, elles adoptent la forme et le volume que nous leur connaissons à partir de 1891, date à partir de laquelle les bouquinistes furent autorisés à laisser la nuit leur marchandise sur leur lieu de vente. Elles sont obligatoirement peintes en vert wagon et leurs dimensions strictement réglementées depuis 1930.

A l’occasion du Salon 2015, l’Association culturelle des Bouquinistes de Paris a proposé sur son stand une exposition rétrospective d’une cinquantaine de reliures du célèbre relieur Daniel Knoderer qui a remporté un vif succès. Pour le Salon 2016, les bouquinistes des quais de Paris renouvellent l’expérience et sont heureux de présenter sur leur stand une exceptionnelle exposition de calligraphies islamiques du VIIIe au XIXe siècle issues de la collection privée d’un grand amateur d’art. Cette sélection d’une trentaine d’oeuvres de qualité muséale offre une vision unique des différents styles d’écriture en terre d’Islam au fil des siècles.

Jérôme Callais, bouquiniste

bouquinistesdesquais@laposte.net
pour communiquer avec le président de l’association, Jérôme Callais,
sa trésorière, Sylvie Mathias et son secrétaire, Michel Bouetard
www.bouquinistesdesquais@paris.fr
 


EXPOSITION CONÇUE ET PROPOSÉE PAR L’ASSOCIATION CULTURELLE DES BOUQUINISTES DE PARIS - Stand E4, Nef sud

Exercice de calligraphie (karalama) attribué à Hafiz Osman Efendi. Dires du prophète Muhammad.Très élégant thuluth (sülüs) sur papier poli, rosettes or, et coin gauche en haut décoré de motifs floraux à l’or, marge ébru (marbrée).
Au recto, inscrit ultérieurement à la main attributed to Hafiz Osman Efendi. Dim. page : 19,5x24cm. Dim. texte : 13x18cm
Turquie ottomane, XVIIe siècle.



Page de coran sur papier, en écriture thuluth, à l’encre noire, couleur et or. Dans le bandeau, titre de la sourate « Yunus » 40,5x31cm. Egypte, milieu du XIVe 
LA CALLIGRAPHIE DANS LE MONDE ISLAMIQUE : UN REGARD LIBRE

La calligraphie ou Khatt , est l’art majeur du monde islamique. L’approche de cette exposition se veut didactique et artistique. En effet, nombre de travaux présentés, qu’ils soient religieux ou profanes, se prêtent à comparaison avec des oeuvres modernes ou contemporaines de l’art occidental.

Au chapitre des oeuvres historiques sont présentées deux des plus grandes écritures réservées aux textes coraniques : le kûfî (coufique) occidental, une écriture anguleuse qui sied au format oblong des corans du IXe et Xe siècle, et le Muhaqqaq, une écriture cursive utilisée sur les plus beaux corans mamluk d’Egypte des XIVe et XVe siècles. L’écriture coufique subit peu d’évolutions majeures. A partir du XIIe siècle, la relative fixité des tracés fit d’elle une écriture hiératique. Elle devint une écriture figée, dans une fonction uniquement ornementale. Elle déclina au profit d’écritures arrondies, les écritures cursives, offrant des possibiliés originelles de souplesse et de rapidité. En vis-à-vis de ces oeuvres historiques sont présentées des compositions d’Iran et de la Turquie ottomane des XVIIIet XIXe siècles.

Pour ce qui concerne l’Iran , l’utilisation de la couleur nous rapproche de la peinture. Ces oeuvres sont réalisées en écriture nasta’ liq , une écriture spécifique au monde iranien qui s’est développée à partir du XV siècle, ainsi qu’en shekasteh , une écriture dérivée du nasta’liq  qui est apparue au XVIII siècle. Ces deux écritures sont réservées à des oeuvres profanes, le courrier et la poésie.

Pour la Turquie , les compositions sont en celî sülüs (ou thuluth), une écriture proche du muhaqqaq . Le terme celî veut dire en grand format. Elles sont dites muttannâzar , « qui se font front », ou en miroir. Elles sont souvent l’oeuvre de membres de communautés soufies. L’une de ces compositions est en forme d’un bonnet des membres de l’ordre des derviches (sikké), et peut être considérée comme un détournement de la tradition.

Une grande importance est accordée aux exercices de calligraphie qui mettent en parallèles des travaux des plus grands calligraphes turcs ou iraniens, en écriture thuluth pour la Turquie, et pour l’Iran en écriture nastaliq et shekasteh. Ces exercices son réalisés en totale liberté : textes ou jets de lettres ou de mots, répétés ou superposés ils peuvent être comparés aux ébauches et aux esquisses des maîtres de la peinture, et rivalisent avec nos grands abstraits.

Figurent aussi dans cette exposition, un découpage calligraphique (ou découpé), une pratique qui était très appréciée au XVI si.cle, en Iran comme en Turquie, et un écrit, en l’occurrence une lettre, pour son intérêt décoratif, comme un clin d’oeil au « tachisme » de nos surréalistes.

 


Composition calligraphique signée Darvisch ‘Abdul Majid Taliqâni, en écriture shekasteh nasta’liq peinte en blanc sur nuages bleus se détachant sur un fond or. Montée sur page d’album à plusieurs encadrements. Dim page : 27,5x22,5cm. Dim. texte : 21,5x16,2cm Iran, Chiraz, vers 1770.

 

Page de coran en écriture coufique, sur parchemin, à l’encre noire et points rouges. Sourate LXVII « Al-Mulk » (la Royauté), versets 19-21. 23x32cm. Moyen-Orient ou Afrique du Nord, IXe-Xe siècle.

 
 


LES ATELIERS MORET - Stand L12, Nef nord




Un peu d’histoire…

André Moret, ancien ouvrier taille-doucier des Ateliers Robbe et Ateliers Leblanc, crée un atelier en 1947. Sa femme Jeanne collabore à l’activité de cet atelier. Il forme des apprentis, auxquels il insuffle l’amour d’un métier qui s’acquiert lentement ; ceux-ci seront appréciés plus tard dans d’autres ateliers. Une collaboration commence à s’établir entre les graveurs et les taille-douciers. Pour certains, elle persiste encore aujourd’hui. A son décès survenu en 1967, André Moret laisse un atelier prospère grâce à sa technicité et surtout à l’ambiance conviviale qu’il a su créer entre les artisans et les graveurs. Son épouse reprend la direction de l’atelier, secondée par Fernand Albarel, compagnon de son mari.

En 1968, son fils Daniel Moret entre dans l’atelier familial. En 1980, Daniel reprend seul la direction de l’atelier et il crée en 1990  « les Ateliers Moret » avec Didier Manonviller et Jean-Philippe Boucher, anciens apprentis puis ouvriers de l’atelier. En 1992, les Ateliers Moret se sont adjoint une unité d’aciérage. En mai 2000, Jean-Philippe Boucher quitte les ateliers pour s’installer en province. Thomas Fouque et Matthieu Perramant ont rejoint les Ateliers Moret en 2010.
 

La gravure au fil du temps…
Aux siècles précédents, la majorité des graveurs dédiaient leur travail et leur vie à la reproduction d’oeuvres peintes. L’imagination, la création artistique originale et personnelle ne faisait en rien partie de leur prérogative, il n’était à la vue des gens que des techniciens servant la cause des artistes peintres, de la représentation de la vie sociopolitique et de celle des gérants politiques et ecclésiastiques de l’époque.

Le statut de l’artiste et de l’imprimeur a depuis évolué, au travers de la technique même de la gravure mais aussi celui de l’impression ; des prémices de la gravure où la taille directe comme le burin était maître dans ce domaine, de nouvelles techniques ont vu le jour avec la morsure au mordant puis à l’acide plus communément nommée eau-forte (ou eau-forte au trait), en découlent l’aquatinte, le vernis mou, le vernis dur, la technique au sucre, etc., mais aussi en taille directe : la pointe séche en tant que tel et la manière noire. 

Toutes ces évolutions vont de pair avec celles des mentalités autour du graveur et de l’imprimeur, ceux-ci s’élevant aujourd’hui au rang d’Artiste à part entière et d’Artisan voir Maître Artisan. Le Métier d’imprimeur était autrefois réservé à la gente masculine, en raison de l’effort physique que l’on devait fournir pour tourner les presses tailles-douces. Quelques femmes étaient tout de même présentes au sein des ateliers, chargées de la manutention des gravures (mise en carton, visite des épreuves). Ce métier se féminise de plus en plus aujourd’hui grâce à l’électrification des machines, remplaçant ainsi la roue, seule évolution notable du métier d’imprimeur qui pour l’essentiel est resté le même.

En revanche, la gravure taille-douce est en perpétuelle évolution ; hormis les techniques dites « classiques » que l’on peut mélanger à souhait, l’artiste graveur est libre d’utiliser toute sorte d’outils moins conventionnels afin de laisser une trace, un creux sur la plaque de métal, imprimable sur papier. Il y a autant de techniques de gravure qu’il y a de graveurs, et tant qu’il y aura des artistes graveurs il y aura des ateliers d’impression et des gens comme Daniel Moret et Didier Manonviller pour les imprimer et faire perdurer ces magnifiques techniques…
La Profession souffre d’une méconnaissance du public pour qui, il est vrai, la distinction entre les différentes techniques d’impression reste difficile à saisir. Pour tenter de remédier à cette méconnaissance, les Ateliers Moret organisent fréquemment des journées portes ouvertes, où le public peut assister à des tirages et se familiariser avec les techniques de la taille-douce, ils participent également à de nombreux salons d’art et expositions constituant leur principale action de communication.

 

Les Ateliers Moret
8 rue Saint Victor
75005 Paris
T. : 01 43 26 51 67
lesateliersmoret@sfr.fr
 


LE PAPIER DU MOULIN RICHARD DE BAS - Stand L9, Nef nord






Moulin à papier Richard de Bas
Richard de Bas
63600 Ambert
T. : 04 73 82 03 11
www.richarddebas.fr


 
Depuis son invention attribuée à la Chine vers 105 après J.C., la route du papier vers l’occident fut longue.
Il a suivi la route de la Soie, apparaissant dès la fin du VIIIe siècle au Moyen-Orient. Au gré des évolutions techniques, le papier remplaça le parchemin et des centres papetiers apparurent en Europe et en France dès le XIVe siècle. Le centre ambertois commença à tourner vers 1450.Environ 300 moulins répartis le long des cours d’eau fonctionnaient alors dans les trois vallées papetières ambertoises, faisant le papier feuille à feuille à la main à partir de chiffons de récupération.

Aujourd’hui le Moulin Richard de Bas à Ambert (dernier moulin à papier en activité d’Auvergne) perpétue cette activité ancestrale. Le site du moulin Richard de Bas, se visite également toute l’année sous forme de visites guidées et des ateliers d’initiation où chacun peut mettre la main à la pâte sont proposés.

Papier d’exception sur lequel s’écrivent les plus importants moment de notre histoire (l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert au XVIIIe siècle, l’exemplaire unique du texte de la Ve Constitution de 1958…), papier rare fait à la main qui séduit depuis longtemps de grands artistes (Picasso, Dali, Rauschenberg…) et l’édition d’Art (livre de bibliophiles), papier
prestigieux fabriqué à la cuve : le moulin s’est également spécialisé dans la fabrication de papier adapté aux techniques d’impression les plus modernes. Lors du salon, les visiteurs pourront être initiés sur place à ces gestes ancestraux qui donnent naissance à la feuille de papier et découvrir les articles et gammes de papiers fabriqués feuille à feuille à la main au moulin Richard de Bas.
 
 


CERVANTES AU GRAND PALAIS - Stand C7, Dôme

23 avril 2016, IVe centenaire de la mort de Cervantes

À l’occasion de la Journée mondiale du Livre et du Droit d’Auteur initiée par l’UNESCO, soutenue par le Ligue Internationale de la Librairie Ancienne, est organisée pendant le Salon une exposition consacrée à Miguel de Cervantes Saavedra, l’immortel auteur de Don Quichotte, disparu il y a 400 ans, le 23 avril 1616.
Une sélection de documents et objets parmi les plus rares, les plus originaux issus de la collection personnelle de René CLUZEL, ancien membre du SLAM, met en lumière et à l’honneur ce grand auteur espagnol.
 

Bronze de Pendule du XIXe représentant Cervantes

Gouache aquarellée inconnue. Probablement carton pour tapisserie fin XVIIIe


Lanterne magique et plaques de verre peints du XIXe représentant les aventures de Don Quichotte

Grand lavis original et mine de plomb de Decaris

L’exposition se présente en quatre volets :
 
·      un choix d’éditions anciennes et modernes
·      la Bibliothèque de Don Quichotte
·      des traductions en diverses langues
·      quelques « Enfantina » pour faire écho à la thématique de cette année : l’Enfance de l’art

Seront exposées notamment deux des plus anciennes éditions espagnoles du Quijote (1607 et 1611) ; los trabajos de Persiles y Sigismonda de 1617 ; la première traduction française complète de 1622 ; l’édition originale italienne des Nouvelles Exemplaires (1626) ; des éditions anglaises illustrées du XVIIIe ; la célèbre édition d’Ibarra (1780) ; une gravure érotique ancienne inédite ; les plus belles éditions illustrées du XIXe (Doré, Johannot, Urrabieta Vierge...) ; des éditions modernes (Lemarié, Dubout, Dali) ; des exemplaires uniques (une suite inconnue de gouaches aquarellées de la fin du XVIIIe) ; la maquette manuscrite et illustrée par Louis Icart (jamais publiée). Ainsi que des assiettes du second Empire ; des plaques de verre peint pour lanterne magique ; des sculptures en bronze ou en bois, des marionnettes, des BD, etc.

Pourquoi un tel engouement pour Cervantes ? Rappelons tout simplement (sans pour autant entrer dans l’exégèse de l’œuvre) qu’il s’agit du père du Roman Moderne mettant en scène le premier « anti-héros ». En espérant que cette exposition incite à lire ou à relire Don Quichotte dont le mythe a insidieusement occulté l’auteur !


Cervantes et les métamorphoses de Don Quichotte
Présentation le dimanche 24 avril, à 15h, par Jean Canavaggio, éditeur de Cervantes dans la bibliothèque de la Pléiade.
Espace orchestre, Nef sud

 
 


ASSOCIATION SISYPHE : TIRÉS À PART - Stand E11-E12, Nef sud


Deux expositions réunies en 80 livres et documents choisis
Albert Camus & René Char
Lourmarin 2013 – 2015

Pour celles et ceux qui n’ont pas eu la possibilité de visiter les expositions de Lourmarin en 2013 et 2015 consacrées à Albert Camus et à René Char, nous sommes heureux de les réunir, en format réduit, au Salon du Grand Palais 2016. Vous y découvrirez une centaine de livres et documents exceptionnels, tous issus de collections privées ou institutionnelles : manuscrits et autographes, exemplaires significatifs, photographies et reliures de maîtres.

 


À LA DÉCOUVERTE DU LIVRE ANCIEN - Stand D5-D6, Dôme

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les livres anciens sans jamais oser le demander

Au sein de ce salon ouvert aussi bien aux bibliophiles avertis qu’aux amateurs novices, un stand d’initiation à la bibliophilie accueille les visiteurs pendant toute la durée de la manifestation. Des libraires membres du SLAM répondent à toutes les questions des collectionneurs débutants, les accompagnent pour réaliser un premier achat et partagent avec tous leur expertise et leur passion. Les ouvrages proposés sur cet espace sont soigneusement sélectionnés par les exposants pour leur intérêt et leur prix modique.

 


JOURNEE MONDIALE DU LIVRE ET DU DROIT D'AUTEUR

Pour fêter avec l’UNESCO cette journée du 23 avril, le SLAM s’associe à la Ligue Internationale de la Librairie Ancienne pour célébrer le livre et la lecture, avec notamment une exposition consacrée à une sélection d’ouvrages de Miguel de Cervantès, en cette année 2016 marquée par le 400 anniversaire de la mort de ce célèbre auteur.

 


VISITES GUIDÉES

Un parcours initiatique est organisé plusieurs fois par jour pour découvrir la richesse et la diversité des ouvrages présentés sur le salon. Assurées par des libraires membres du SLAM, ces visites donnent des clés pour mieux appréhender ces objets du patrimoine.


Rendez-vous au point accueil à l’entrée du salon, les vendredi, samedi et dimanche à 12h et 16h.
 


ORCHESTRE - Nef sud

Concerts tous les jours assurés par de talentueux élèves du Conservatoire à rayonnement régional de Paris. Cordes et piano. Répertoire romantique et classique.
Concerts les vendredi et samedi 22 et 23 avril, à 15h et 18h
Espace orchestre, Nef sud



Florent NAGEL, pianiste et compositeur

© CS

© CS
Artiste complet, primé par de nombreux conservatoires (piano, musique de chambre, accompagnement, harmonie, analyse musicale et orchestration), lauréat du concours international Claude Kahn (1998), Florent Nagel a fait le choix d’un langage d’expression musicale très personnel. Ses interprétations se renouvellent sans limite, ses compositions reflètent sa constante aventure intérieure. Il explore à l’infini l’espace sonore et ses multiples colorations.
Musicien audacieux et rigoureux, aux doigts d’une redoutable virtuosité, il propose une musique où l’émotion rejoint l’universel et l’humain.
Il participe à de nombreux festivals et tournées à travers la France et le monde  et donne de nombreux concerts en Asie, en Afrique et en Europe.
Interprète de talent, il est également pédagogue (jury d’examens, professeur de piano) et compositeur : Tiento sobre la Virgen Maria, 2004 ; Nuit d’Amants, 2007 ; Mantra, 2009 ; Entre-Temps, 2013 ; 28 pièces ludiques pour piano à 6, 8 et 10 mains, 2014 ; RageÔrêve, 2010/2015 ; Mainmise - Gestes déplacés, 2015.
Il met en scène des récitals intégrant paroles et musique, ou des « performances »  improvisées, en collaboration avec des comédiens.
Ses œuvres sont publiées aux éditions Henry Lemoine depuis 2015.
 
En 2012, il met en musique « Alice au pays des merveilles », un conte musical sur le texte de Lewis Caroll, création se situant à mi-chemin entre le concert, le théâtre, le récital, la lecture, la musique de chambre et le conte. Spectacle pour enfants et adultes où la musique se mêle aux mots, constituant ainsi une synthèse de sa pratique de la scène, de l’enseignement et de son usage de la musicothérapie.
Son spectacle, labellisé coup de cœur Radio Classique et coup de cœur Via France,  a participé au prix de l’enseignement musical de la chambre des éditeurs et totalise une centaine de représentations en France et à l’étranger, et est également joué dans plusieurs conservatoires nationaux.
L’Association Musique pour Alice, créée en 2012, a pour but de promouvoir cette œuvre.

Florent NAGEL, Association Musique pour Alice
amamusiquepouralice@yahoo.fr  /  alicecontemusical.wix.com  /  T. 06 84 23 53 42
Concert le dimanche 24 avril, à 16h30
Espace orchestre, Nef sud

 
 


PRIX DE BIBLIOGRAPHIE

Le SLAM attribue chaque année un prix de bibliographie à un travail de qualité en récompensant une étude concernant les livres anciens et modernes, la littérature, l’édition, l’illustration d’ouvrages, la reliure, l’histoire du livre, les bibliothèques ou la bibliophilie.

Le prix 2015 a été décerné à Jean-Marc Dechaud : Bibliographie critique des ouvrages et traductions de Gabriel Chappuys. Préface de Jean Balsamo. Genève, Droz, 2014.

La remise du prix 2016 aura lieu pendant le salon, le samedi 23 avril à 12h, sur l’espace Orchestre, Nef sud.

 


RELIURE, RESTAURATION, CONSERVATION - Entrée salon

Des artisans spécialisés présentent leur savoir-faire pour préserver l’identité et l’histoire des livres.

 


ASSOCIATIONS - Nef sud, sous balcons

Des associations organisatrices de salons de livres anciens en régions communiquent sur leurs activités :
 

ALAM,  Bordeaux
Salons du Livre de Bordeaux
alambx@gmail.com
andrault.jean-michel@neuf.fr
Association AUTOUR DU LIVRE
Jean-Alain Caminade
Salon européen du livre ancien et de la gravure - SELAC, Colmar
autourdulivre@wanadoo.fr
www.alsatica.eu
Association AUVERGNE
MONTAGNES MAGIQUES

Journées du livre ancien & de la bibliophilie d’Auvergne
Léoda Scale & Bernard Maurel
rarebooksinprovence@wanadoo.fr
www.auvergne-montagnes-magiques.com



LACME
Joël Talon
Salon du Livre Ancien Souvigny, Lapalisse et Bourbon Lancy
lacme@wanadoo.fr
www.lacme03.fr



Association LILLE LIVRES ANCIENS
Jérôme Godon
Salon du livre ancien de Lille
contact@lillelivresanciens.fr
www.lillelivresanciens.fr

La Société des amis de Colette est une association créée en 1956 afin de perpétuer le souvenir de Colette et de promouvoir son œuvre :
La Maison de Colette
8-10 rue Colette
89520 SAINT-SAUVEUR-EN-PUISAYE
soccolette@aol.com
www.amisdecolette.fr
 
 


LOUIS JADOT - Stand D11, Dôme



Fondée à Beaune en 1859, Louis Jadot est aujourd’hui un important propriétaire en Côte d’Or, en Beaujolais (Château des Jacques) et à Fuissé (Domaine Ferret).
 
La maison contrôle 250 hectares de vignobles et produit une gamme représentative qui va du Bourgogne en passant par Chablis, les climats de Beaune Premiers Crus jusqu’aux Grands Crus tels que Chambertin Clos de Bèze, Corton Charlemagne, Clos Vougeot ou Chevalier-Montrachet pour n’en citer que quelques-uns.
 
La tête de Bacchus qui figure sur les étiquettes depuis la création de Louis Jadot est devenue pour les amateurs de vins la garantie du respect de la Bourgogne et de l’expression subtile de ses terroirs.

MAISON LOUIS JADOT
21 rue Spuller
21200 BEAUNE - FRANCE
T. 03 80 22 10 57 – F. 03 80 22 56 03
maisonlouisjadot@louisjadot.com
www.louisjadot.com